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Perspectives 2007 : survol des autres prévisions pour Montréal
L’économie
montréalaise devrait se porter relativement bien en 2007. En
effet, le Conference Board du Canada prévoit une croissance
du PIB réel de l’ordre de 1,9 % en 2006, une
tendance qui se renforcera pour atteindre 2,8 % en 2007. Le
principal frein à la progression de 2006 demeure la
situation du secteur manufacturier. Les séquelles
entraînées par des bas niveaux de production
manufacturière (une baisse de 7,7 % enregistrée
durant les cinq dernières années) ne se sont toujours
pas dissipées: production et productivité en
paient toujours le prix aujourd’hui.
L’emploi, après une croissance moindre en 2006 (0,9 %
par rapport à 2005, où l’on a enregistré
1,1 %), progressera de 1,5 % en 2007. Ainsi, toujours selon le
CBOC, l’industrie aérospatiale créera 200
postes additionnels afin de répondre à la commande
des nouveaux hélicoptères de Bell Helicopter Textron
Canada. Quant aux perspectives d’emploi sectorielles, elles
seront les plus importantes dans le secteur tertiaire et devraient
connaître une croissance de 2,3 % en 2006, et de 2,2 % en
2007. Cela équivaudrait à 64 000 emplois
supplémentaires nets qui seraient principalement repartis
dans les domaines des services non commerciaux (+18 300), des
ventes en gros et au détail (+14 000), des services
commerciaux (+11 900) et des finances, assurances et immobilier
(+11 700).
L’ombre noire au tableau métropolitain sera la
diminution prononcée des mises en chantier
résidentielles qui se manifestera en 2006 puis en 2007 par
des reculs de 20 % puis de 10 %. Ce repli n’affectera pas
totalement le secteur de la construction du fait des projets non
résidentiels qui seront entrepris, notamment la construction
des nouveaux centres hospitaliers universitaires.
En dernier lieu, les secteurs à surveiller seraient les
Technologies de l’information et les Sciences de la Vie. En
effet, ce sont les sociétés oeuvrant dans ces grappes
- plus précisément dans les domaines des
communications, de la réseautique et de la
biotechnologie - qui ont reçu la majeure partie des
investissements en capital de risque, au Québec, au cours
des deux premiers trimestres de 2006.







