Accueil   |    Pour nous joindre    |    La Chambre    |    Plan du site    |    Liens utiles    |    English

Recherche   

Le qui, le pourquoi et le comment de Tableau de bord en ligne…
L’analyse économique courante de Tableau de bord et les entrées précédentes du journal de bord.
Graphiques interactifs présentant la progression de Montréal, du Québec et du Canada depuis 1996 pour une série d’indicateurs.
Accès, en un seul coup d’œil, aux plus récents résultats des principaux indicateurs concernant la métropole.
Les performances de Montréal en comparaison avec ses concurrentes canadiennes et américaines. Section du site réservée exclusivement aux membres de la Chambre.
Lectures recommandées : des études, des travaux de recherche, des documents de réflexion pour mieux connaître l’économie montréalaise… le tout accompagné de résumés et de mises en contexte.

Accueil > Journal de bord > Entrées précédentes > Portrait de la scolarité au Québec


Portrait de la scolarité au Québec

Portrait de la scolarité au Québec : de bonnes et de moins bonnes nouvelles

En cette période d’examens de fin de session, il est bon de se pencher sur le portrait de la scolarité au Québec. À cet effet, Statistique Canada a publié en mars un profil national de son évolution entre 2001 et 2006. À l’échelle nationale, les Canadiens entre 25 et 64 ans sont de plus en plus instruits. Ainsi, au cours de cette période, le nombre d’adultes diplômés a fait un bond de 24 %, ce qui permet au Canada de faire bonne figure parmi les pays de l’OCDE. Avec 23 % de la population adulte qui détient un grade universitaire (baccalauréat ou plus), le Canada figure au 6e rang, ex-æquo avec l’Australie et la Corée.

Quand on sait que, toujours selon l’OCDE, l’augmentation du degré moyen de scolarisation contribue à accroître le PIB par habitant, cela constitue une bonne nouvelle. À cet égard, les chiffres sont sans équivoque : depuis les 10 dernières années, le PIB per capita au Canada est en constante progression : il est passé de 26 510 $ (en dollars constants) en 1996 à 33 503 $ en 2006, soit un bond de plus de 26 %.

Qu’en est-il au Québec ? À 21 %, la proportion des adultes diplômés de l’université est légèrement inférieure à la moyenne nationale. Ce résultat demeure néanmoins une amélioration par rapport à 2001. En effet, si l’on inclut les autres diplômes universitaires (mineurs, majeurs et autres certificats), cette proportion passe à 26,2 %, alors qu’elle était à 21,6 % en 2001. Par ailleurs, là où la province se distingue favorablement, c’est au chapitre de la formation professionnelle. En 2006, la proportion des adultes diplômés d’une école de métiers se chiffrait à environ 18 %, ce qui représente la plus forte proportion parmi les provinces canadiennes. Dans un contexte de pénurie appréhendée de main-d’œuvre spécialisée, cette situation semble encourageante.

La province s’illustre à un autre égard : autant que 94 % des adultes qui ont étudié au Québec y demeuraient encore en 2006. En comparaison avec ses consœurs provinciales, il s’agit du pourcentage le plus élevé, ce qui tend à confirmer l’hypothèse d’une mobilité interprovinciale moins grande chez les travailleurs québécois. Cela dit, ce résultat peut aussi être lié à la vigueur du marché québécois de l’emploi. En effet, le taux de chômage est en chute libre depuis les 10 dernières années, s’établissant à seulement 6 % en 2007. Ainsi, les diplômés québécois ou étrangers peuvent y trouver des défis à la hauteur de leurs aspirations. Chose certaine, cette donnée confirme que les investissements faits en éducation au Québec sont particulièrement rentables, dans la mesure où 94 % de l’argent investi en éducation « reste » ici.

Un autre fait saillant de l’étude de Statistique Canada porte sur la scolarité des Montréalais. Plus de 27 % des adultes détiennent un diplôme universitaire. C’est déjà mieux que les moyennes québécoise et canadienne, mais les rivales de la métropole, Vancouver (31 %) et Toronto (34 %), s’en tirent beaucoup mieux. Dans son édition 2005 du Bulletin de santé de Montréal, la Chambre plaçait beaucoup d’espoir dans le fait qu’entre 1990 et 2000, Montréal était au 3e rang au chapitre de la croissance de la part des diplômés (+36,4 %), parmi 12 RMR nord-américaines, devant New York et Boston ! Mais elle était déjà devancée par Toronto (+37,2 %) et Vancouver (+42 %) et le recensement de 2006 démontre que l’écart s’est davantage creusé entre Montréal et ses concurrentes métropolitaines. Comme quoi la bataille pour le talent demeure plus vive que jamais pour Montréal et le Québec.