Accueil   |    Pour nous joindre    |    La Chambre    |    Plan du site    |    Liens utiles    |    English

Recherche   

Le qui, le pourquoi et le comment de Tableau de bord en ligne…
L’analyse économique courante de Tableau de bord et les entrées précédentes du journal de bord.
Graphiques interactifs présentant la progression de Montréal, du Québec et du Canada depuis 1996 pour une série d’indicateurs.
Accès, en un seul coup d’œil, aux plus récents résultats des principaux indicateurs concernant la métropole.
Les performances de Montréal en comparaison avec ses concurrentes canadiennes et américaines. Section du site réservée exclusivement aux membres de la Chambre.
Lectures recommandées : des études, des travaux de recherche, des documents de réflexion pour mieux connaître l’économie montréalaise… le tout accompagné de résumés et de mises en contexte.
Tableau de bord - Montréal

Perspectives 2008 : les institutions financières se prononcent sur ce qui attend Montréal en 2008

Groupe Financier Banque TD

Don Drummond
Premier vice-président et Économiste en chef
Groupe Financier Banque TD

En 2008, l'économie de Montréal sera marquée par les ajustements au dollar canadien actuellement fort, une situation qui touche plus particulièrement les manufacturiers exportateurs aux prises avec une économie américaine qui ralentit et la forte concurrence qui prévaut à l’échelle mondiale.

Pour leur part, les fabricants locaux pourront pleinement profiter des prix à l’importation plus bas et des incitatifs gouvernementaux de dépréciation leur permettant de soutenir la concurrence. Une hausse dans les biens et services à valeur ajoutée se produira également. Certains secteurs de produits à valeur ajoutée tels que l’aérospatiale et les matériaux de pointe, qui sont présents sur les marchés internationaux, seront donc moins affectés par une baisse de la demande des États-Unis et la faiblesse de la devise américaine.

Quant aux activités du secteur tertiaire, plus liées à une saine condition intérieure, elles continueront à croître vigoureusement et les projets de construction non résidentiels les plus importants y contribueront.

Toutefois, les secteurs sensibles aux aléas de la devise, comme le tourisme, continueront de pâtir.

Mouvement Desjardins

François Dupuis François Dupuis
Vice-président et économiste en chef
Mouvement Desjardins

Les défis seront de taille pour Montréal en 2008. En dépit de sa diversification, son économie sera affligée par les difficultés du secteur manufacturier. La force du huard et la fragilité de l’économie américaine mettront les exportateurs à rude épreuve. Dans ce contexte, l’accroissement de la productivité – qui devient un enjeu majeur – devra passer non seulement par un investissement accru des entreprises, mais aussi par un renouvellement et une modernisation des infrastructures. La rareté grandissante de main-d’œuvre qualifiée exigera des efforts supplémentaires en formation et une intégration plus adéquate des ressources provenant de l’immigration. L’innovation et le savoir devront demeurer une priorité et la recherche et développement, encouragés. Plus que jamais, une vision concertée et un leadership de l’ensemble de nos décideurs seront nécessaires pour assurer la réalisation de projets porteurs d’avenir.

Financière Banque Nationale

Clément Gignac Clément Gignac
Premier vice-président, Économiste en chef et stratège
Banque Nationale du Canada

L’environnement économique de Montréal en 2008 :

Malgré la présence de vents contraires en provenance du Sud, l’activité économique demeure fébrile dans la région montréalaise. Alors que l’année 2008 sera vraisemblablement marquée par un certain tassement de l’activité économique en Amérique du Nord, le temps est sans doute propice, à l’aube d’un rendez-vous électoral provincial, pour inciter les différentes formations politiques à déposer un plan de création de richesse pour le Québec tout entier et sa métropole en particulier. En effet, Montréal dispose d’atouts majeurs dans plusieurs industries (savoir, santé, culture, etc.). Elle perd cependant progressivement du terrain aux dépens des autres grandes villes nord-américaines en raison d’investissements inadéquats des autres paliers de gouvernements au chapitre du financement universitaire, de la recherche en général et des infrastructures. Il faut cesser ce débat stérile et cette apparente opposition entre Montréal et les régions et s’attaquer au défi de la mondialisation en l’exploitant au lieu de la subir. Après tout, lorsque Montréal rayonne au plan international, c’est le Québec en entier qui y gagne.

RBC Groupe Financier

Amy Goldbloom Jimmy Jean
Économiste
RBC Groupe Financier

Une économie américaine en ralentissement, un dollar à parité, des prix du pétrole à des niveaux record et une vive concurrence étrangère, voilà autant de défis auxquels devra faire face le secteur montréalais de la production de biens dans un avenir rapproché. Les bonnes nouvelles sont que l’on s’attend à ce que le stimulus de consommation déclenché par le règlement de l’équité salariale de même qu’un certain entrain enregistré sur le marché du travail en 2007 continuent d’appuyer l’économie en 2008. En ajoutant à cela le lancement de quelques grands travaux publics préalablement annoncés ainsi qu’une croissance saine de la construction non résidentielle, la performance économique de la métropole devrait surmonter les obstacles et s’améliorer graduellement au cours de l’année.

Valeurs Mobilières Banque Laurentienne

Carlos Leitao Carlos Leitao
Économiste en chef
Valeurs Mobilières Banque Laurentienne

En 2008, les défis de l’économie montréalaise seront semblables à ceux de cette année; ils seront toutefois combinés à une augmentation significative des prix de l'énergie, à une hausse du dollar canadien de même qu’à une diminution de la demande intérieure américaine. De ce fait, les secteurs montréalais du tourisme et de l’exportation évolueront dans un environnement plus difficile que lors des deux dernières années. Aussi, les estimations économétriques indiquent que le plein impact de l’appréciation d’une devise se fait ressentir après un an et demi à deux ans. L'économie montréalaise n’en est donc qu’à « digérer » le niveau de 87 cents US du dollar canadien qui prévalait entre la fin de 2005 et la mi-2006. Néanmoins, les taux d'intérêt devraient demeurer relativement bas et le marché du travail continuer à performer relativement bien; les gains dans le secteur tertiaire seront toutefois pondérés par des pertes dans le secteur manufacturier. La demande intérieure se portera donc bien. L’économie métropolitaine bénéficiera aussi d’investissements substantiels dans les domaines non résidentiels (en infrastructures et dans le domaine institutionnel). Le secteur de l’aérospatiale poursuivra également son cycle favorable à l’échelle internationale.

Marchés mondiaux CIBC

Benjamin Tal Benjamin Tal
Économiste en chef
Marchés mondiaux CIBC

D’après notre Metro Monitor – un outil qui mesure la capacité économique des plus importantes RMR canadiennes –, Montréal n’a pas su reprendre son élan ni améliorer sa position. La ville se classe toujours dans la moyenne, mais demeure au dernier rang des grandes régions métropolitaines. En raison de la vigueur du dollar et du ralentissement plutôt rapide de l'économie américaine, nous nous attendons malheureusement à ce que les secteurs de la fabrication et du tourisme continuent de s’affaiblir dans les 12 prochains mois, limitant tout mouvement à la hausse en matière de création d’emplois. On s’attend à ce que le marché de l’habitation ralentisse lui aussi, cependant que l'activité immobilière non résidentielle et les améliorations apportées dans le secteur des services en limiteront les effets négatifs.